La coque et l’esprit

de | 20 décembre 2013

coque prothese mammaire

Notre corps sait se défendre. Quand une femme se fait poser des implants mammaires, il va se former autour de celles-ci une membrane fibreuse entre l’implant et le sein.

C’est la réponse de l’organisme à la présence d’un objet étranger. Il s’agit donc d’un fait anatomique bénin sauf si cette coque ou capsule s’épaissit trop et risque de déformer les seins.

Une chirurgie de remodelage intelligente va donc devoir intégrer la dialectique naturelle des réponses anatomiques tout en préservant le but premier de l’intervention : des seins plus gros ou plus harmonieux.

C’est une preuve de la fécondité de la discipline, dont on peut dire aussi qu’elle évolue en résolvant des problèmes et en se confrontant à des impasses ou à ce qui y ressemble. C’est en plus de l’histoire de la chirurgie, l’histoire même de l’implantation mammaire.

Après les injections d’huile de paraffine, les greffes, les lambeaux issus des « restes cutanés » de la plastie abdominale,  elle invente les implants mais s’aperçoit que cette solution n’est pas encore idéale à cause des réactions du corps.

Elle invente donc la prothèse en silicone cohésif. Pourquoi  ? Parce que c’est la matière la plus exactement anatomique qui soit, véritable mémoire de forme et capacité à s’adapter au contexte physico-chimique dans lequel elle se trouve.

Le phénomène de la coque est limité. Mais rien ne dit qu’il s’agisse vraiment de la prothèse idéale, elle sera sans doute proposée un jour.

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