L’aveu

de | 27 novembre 2013

Le bon sens populaire rectifie le jugement porté à son encontre en brandissant l’argument de l’impossibilité physico-psychologique d’être à sa place.

Et c’est vrai. Je le sais pour ceci que travaillant dans le métier, je trouve toujours bizarre que la relation des gens à la chirurgie esthétique soit encore de l’ordre de l’aveu et par conséquent du secret.

Disons d’abord que Foucault avait déjà bien montré que les sociétés occidentales sont des sociétés de l’aveu. Le summum de cette structuration étant le fait que l’individu se sente intérieurement obligé à révéler quelque chose.

aveu chirurgie minzy

Néanmoins, on fait encore semblant de jouer à éventer des secrets  et à jouer sur les demi-vérités sur lesquelles ils reposent. Telle star coréenne, américaine ou française avoue quand ce n’est pas un magazine people qui révèle.

Si elle avoue, on en fait des tonnes précisément parce qu’elle avoue et que donc il y avait anguille sous roche. Si l’information est révélée, on en fait également des tonnes sur la réfutation, les preuves physique pouvant corroborer les faits.

Enfin, vous m’avez compris, si j’emploie le mot aveu c’est bien que nous sommes implicitement dans un contexte judiciaire. Aveu, révélations, preuves…..Et bien entendu témoignages d’assistants, de collaborateurs et pourquoi pas du chirurgien qui a procédé.

Nous avons donc affaire à une médecine qui a beau suscité tellement d’intérêt que des gens voyagent pour en profiter, nous avons beau avoir affaire à une pratique légale , il n’en demeure pas moins qu’on a du mal à le sortir de l’alternative caché-avoué qui ressortit au contexte de la faute et de la culpabilité.

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