Le tourisme médical est-il vraiment du tourisme ?

de | 21 novembre 2013

Il y a au départ 2 écueils pour cela qui veut penser ce secteur d’activité. La charge négative qui pèse sur la notion :  » il est venu en touriste ». Comprenez qu’il a fait montre d’un comportement pas du tout professionnel.

Et puis il y a le reproche à peine dissimulé d’une sorte de trahison à l’économie locale qui pourrait se décrire ainsi : « il est parti pour moins cher », comme l’amoureux transi et éconduit aurait pu dire qu’elle est partie pour un plus riche ou un plus fort que lui.

Manque d’expertise et prix douteux, ce sont les spécifications du préjugé. Nous y reviendrons mais cela mérite d’être soulevé en préalable pour aborder la question du jour : ce tourisme en est-il vraiment un ?

Pas vraiment. Pas vraiment, si on sait que la majeure partie des interventions ou des soins que l’on vient chercher à l’étranger empêchent une fois réalisés de goûter aux activités d’un voyageur classique.

Le contexte post-opératoire d’une chirurgie plastique, d’une chirurgie des yeux , voire même d’un soin dentaire se prêtent difficilement aux agréments de la balade et de la découverte de sites historiques.

Voila pourquoi mon hypothèse est que la notion même de tourisme médical dans son acception moderne est marquée du sceau de la critique et que le parleur d’origine qui utilise l’expression n’habite pas dans les pays hôtes mais dans les pays de départ, c’est-à-dire les pays développés.

Notez bien qu’on pourrait parfaitement remplacer cette malheureuse expression par celle de « voyage de santé » ou encore mieux de séjour de santé ou de séjour médical, puisque la grande tendance de ces formats de déplacements veut qu’on intègre également ces autres commodités du séjour classique que sont l’accompagnement de la personne sur place et son hébergement en hôtel.

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