Ont-ils vraiment une passion pour l’art ?

de | 2 avril 2014

art chirurgical

13 années d’études, ce n’est pas que pour l’argent

Je me souviens avoir entendu il y a quelques mois une émission de France Culture consacrée à la chirurgie esthétique ou plutôt consacrée aux chirurgiens esthétiques.

Le journaliste qui posait les questions avait bien entendu envie de savoir ce qui pouvait motiver ces hommes et ces femmes à faire au total 13 années d’études pour mériter d’exercer leur métier.

La problématique d’une clientèle pérenne, celle de l’argent m’ont guère intéressé. Ce qui était passionnant, c’est d’écouter leurs propos sur l’art. Réponse de confort ou conviction intime, ce rapprochement avec l’art pourrait sembler naturelle mais il ne va pas de soi.

Y t-il de l’art dans la chirurgie ?

Car a priori quoi de commun entre une science de la modification des téguments , des os et des cartilages et la peinture,la sculpture ou l’architecture ?

C’est qu’il y a la notion de plastique et d’esthétique. Notions d’abord originales à ces arts puis connotées dans le contexte de cette discipline. Un chirurgien esthétique confirmé pourra justifier sa manière d’aborder une réfection du nez en rappelant que la forme qu’il cherche à obtenir doit être en harmonie avec le visage.

Picasso ne pourrait pas peindre 2 fois Guernica

Cette intuition des rapports prend chez lui l’aspect d’acquis pratiques et scientifiques qui permettent de réussir l’opération et surtout de la renouveler d’un patient à l’autre.

Et c’est peut-être là que l’analogie doit s’arrêter. Car précisément, on ne peut pas penser que

Il ne fait donc nul doute qu’il y a de l’artistique dans la chirurgie et de l’artiste dans le chirurgien. Mais au titre de règle pratique, pas de génie, ni de création. C’est un réconfort : le mythe de Pygmalion n’est pas l’Idéal de ce métier.

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