Pourquoi recourir à la réduction mammaire ?

de | 7 mars 2016

hypertrophie mammaire

Habituellement, la demande de réduction mammaire vient des conséquences du retentissement général de l’hypertrophie. Localement, dans le cas d’une hypertrophie importante, une macération cutanée au niveau du sillon sous-mammaire peut-être observée, pouvant être responsable de véritables lésions infectieuses.

L’hypertrophie mammaire entraîne souvent des modifications posturales (excès de poids vers l’avant), que la patiente adopte, plus ou moins consciemment, dans le but de dissimuler la taille de ses seins (cyphose dorsale, épaules projetées en avant). Ces attitudes peuvent persister même après l’intervention. La statique vertébrale étant modifiée par la cyphose dorsale, des douleurs cervicales et scapulaires sont fréquemment observées (lordose sous-jacente compensatrice).

Il peut exister un contexte d’obésité, l’hypertrophie mammaire ne représentant alors qu’un élément du syndrome général. La chirurgie de réduction mammaire fait partie d’un des aspects du traitement de l’obésité, mais sous certaines conditions. En effet, chez l’obèse, le risques de complications chirurgicales est augmenté et les résultats esthétiques sont le plus souvent médiocres. Une réduction puis une stabilisation du poids sont des préalables indispensables avant d’envisager une correction chirurgicale. Une consultation diététique spécialisée peut permettre d’atteindre cet objectif. La chirurgie de réduction mammaire doit donc s’inscrire dans une dynamique d’amaigrissement.

L’âge est aussi un élément important à prendre en compte. Le développement mammaire étant achevé entre 15 et 16 ans, il est possible dès cet âge d’envisager une intervention correctrice lorsque l’hypertrophie est gênante. A cet âge, les qualités mécaniques de la peau sont meilleures, la glande est plus plastique. Ceci aura pour conséquences une réadaptation plus facile de la peau sur le volume glandulaire réduit, avec des cicatrices plus courtes, un résultat morphologique meilleur et un sein plus stable dans le temps. Mais, le risque de cicatrices hypertrophiques est plus important. A l’inverse, l’hypertrophie mammaire de la femme non obèse après 40 ans, est souvent constituée par une glande dystrophique ou mastosique, glande qui sera donc plus difficile à modeler, soit par une glande en involution graisseuse. La peau ayant de moins bonnes qualités mécaniques, les cicatrices seront plus longues, mais elles seront de bonne qualité, souvent fines. L’âge élevé d’une patiente ne peut constituer en soit une contre-indication à une plastie mammaire de réduction.

Dans le cas où une intervention est décidée, il faut respecter un délai de 2 ans après l’intervention avant d’envisager une grossesse.

Pour cette chirurgie esthétique des seins, des mammographies bilatérales, et/ou échographie mammaire, sont nécessaires chez les femmes de plus de 35 ans, ou chez les femmes présentant des antécédents personnels et/ou familiaux particuliers. Dans tous les cas, il est recommandé de faire pratiquer une mammographie quelques mois après l’intervention, afin de servir de référence à la surveillance ultérieure des seins.

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